mercredi 25 février 2015

L'âme du monde de Frédéric LENOIR

RÉSUMÉ

Sept sages venus des quatre coins du monde sont appelés à se rassembler à Toulanka pour expliquer et transmettre les clés de la sagesse à deux adolescents : Tenzin et Natina. 
Ces sages sont Salomon  qui appartient au courant libéral du judaïsme, Ansya est une jeune femme nomade, gardienne de troupeau, Pédro, moine catholique habite en Oregon aux Etats-Unis, Ma Ananda est une mystique hindoue, Maître Kong, lui est un vieux sage chinois, Cheik Youssuf, est fondateur d'une confrérie musulmane au Nigeria et Gabrielle est philosophe néerlandaise. Ils arrivent de tous les horizons et pourtant ils seront d'accord sur l'âme du monde. 

MON AVIS

J'ai eu du mal à tenir les 50 premières pages, cela ne me parlait pas, beaucoup de description sans jamais comprendre le pourquoi du comment, j'avais du mal à savoir où il voulait en venir, la suite par contre était très intéressante, les clés de la sagesse, sont données et bien expliquées avec des contes comme exemple, à nous de les mettre en pratique, quel travail ! Mais pourquoi pas et si c'était ça le sens de la vie ! En tout cas, je pense que c'est un livre a toujours avoir sous le coude pour relire les grandes lignes. Cela me plait vraiment. En fait le fond me plait, la forme moins, je pense que l'auteur a voulu faire simple et on perd le fil de l'histoire qui n'est pas très captivante, je le conçois. En tout cas les clés de la sagesse sont universelles et c'est peut être cela qui compte. 

MA NOTE  4/5



www.fredericlenoir.com

dimanche 22 février 2015

Lulu femme nue de Solveig ANSPACH

RÉSUMÉ DU FILM

Lulu est mère de trois enfants, son mari tient un garage et ne la traite pas comme il devrait, elle en a assez d'être cantonné dans ce rôle, alors elle se met à chercher du travail. L'entretien ne se passe pas vraiment bien mais elle décide de ne pas rentrer tout de suite chez elle. Elle s'offre quelques jours de liberté dans une station balnéaire de Vendée : St Gilles Croix de Vie  mais de fil en aiguille, elle va croiser des personnages atypiques qui vont l'aider à vivre, à se retrouver. 
Film paru en 2014.

MON AVIS

Karin Viard joue juste super bien, un très beau rôle. Elle ne culpabilise pas ce qui peut déranger (elle est mère de trois enfants quand même !). L'histoire se déroule dans ma région, on retrouve des paysages connus. Quelques soucis dans le film comme des plans un peu raté, c'est rare de voir ça au cinéma, je trouve que le film fait un peu preuve d'amateurisme, en fait il est assez intimiste. J'ai aussi bien aimé le personnage de la grand-mère, qui est assez dissipée. Des moments simples que l'on apprécie. Je sais que Claude Gensac est nominée pour les césars 2015, croisons les doigts parce qu'à 87 ans, elle a un superbe rôle. J'ai vraiment passé un bon moment. C'est un feel good movie, on en ressort heureux. Les César sont passés et non, Mme Gensac n'a pas eu le César, dommage ! Depuis j'ai lu les BD d'Etienne DAVODEAU d'où est tiré le film. Beaucoup de plaisir à les lire, les dessins sont beaux et l'histoire belle aussi et cette fois elle est racontée par des proches, c'est original. 

MA NOTE 4/5



Claude GENSAC et Karin VIARD pendant le tournage devant la plage
 de St Gilles Croix de Vie en Automne 2013



dimanche 15 février 2015

Eugénie Grandet D' Honoré De BALZAC

RÉSUMÉ

Félix Grandet, le père d'Eugénie, a fait fortune mais il fait croire à sa fille, à sa femme et à Nanon, leur servante qu'ils sont pauvres, ainsi il dépense très peu et peut ainsi empiler et compter son argent à loisir. A Saumur, où ils habitent, les habitants ne sont pas dupes, Eugénie est un des plus beau parti de la ville, d'ailleurs elle est courtisée par deux hommes bien nés M. Cruchot et M. des Grassins. Mais un jour, les Grandet ont la visite du cousin, Charles Grandet, le fils du frère de M. Grandet, un riche négociant, mais Charles apporte une lettre à son oncle. Celle-ci explique le suicide de son frère et que M. Grandet devra payer la faillite. Avec ce malheur, Eugénie et Charles se rapprochent et se jurent "un amour éternel"  mais Charles doit regagner les Indes pour faire fortune. Eugénie a du mal à s'en remettre. Puis plus tard, le père Grandet apprendra que sa fille n'a plus les pièces d'or qu'il lui a donné, ils est furieux contre sa fille mais surtout furieux qu'elle ne lui dise pas qui les a, il ne peut donc les récupérer.  Sa femme en tombe malade, celle-ci décède mais Grandet se rapproche d'Eugénie afin de mieux l'amadouer pour qu'elle renonce à l'héritage de sa mère en sa faveur. Néanmoins le père Grandet décédera à son tour en contemplant son or. Charles a fait fortune en Inde, et réalisa un mariage d'argent. Eugénie, en l'apprenant, paiera les dettes de son oncle et épousera le président de Bonfons, quand celui-ci décédera, Eugénie financera plusieurs associations caritatives. 
Paru en 1834.

MON AVIS

J'ai beaucoup aimé ce livre, lu il y a quelques années et relu dernièrement. J'aime les descriptions de Balzac et ce personnage de Grandet, tellement avare, qu'on a de la peine à le croire. Cela me fait penser aussi au personnage de Molière. Eugénie, soumise et passionnée par son amour pour Charles est aussi un personnage comme on en rencontre peu, si un peu mais aujourd'hui on appellerait ça une "nunuche" alors qu'à cette époque, on compatissait pour cette héroïne et oui les temps changent ! Étonnant aussi, le manuscrit original est conservé à la Pierpont Morgan Library de New-York !

MA NOTE 5/5


Il s'agit de l'entrée de la Pierpont Morgan Library 

dimanche 8 février 2015

Les noces barbares de Yann QUEFELEC

RÉSUMÉ

Nicole Blanchard est presque une enfant, 13 ans, quand elle tombe amoureuse d'un jeune soldat américain prêt à repartir au pays. Mais la soirée tourne mal et elle est violentée par trois soldats. Un enfant naîtra : Ludo qui fait le malheur de sa famille, ses parents et grand-parents ont honte. L'enfant restera caché 7 ans dans un grenier, totalement délaissé, on le nourrit peu. Nicole décide de le reprendre lorsqu' elle se marie avec Micho le mécanicien, celui-ci a un fils et les deux hommes s'entendent bien avec Ludo mais Nicole réussit quand même à le placer dans une institution pour débiles légers. Ludo n'a pratiquement jamais de visite de sa mère et se morfond jusqu'au jour où il s'échappe de cet établissement en y mettant le feu. Il se réfugie alors dans un vieux navire abandonné près du propriétaire qui habite dans une caravane. Il écrit des lettres à sa mère, un jour Nicole vient le voir, Ludo est bouleversé.....

Sorti en 1985. Prix Goncourt en 1985.

MON AVIS


Livre génial, avec la scène du viol à la limite du soutenable dès le début du livre, l'histoire est prenante. Il s'agit d'un drame humain, une mère qui oscille entre la haine pour ce fils qui lui rappelle le viol et l'amour d'un enfant qu'elle veut quand même près d'elle, on se demande même si elle n'en a pas peur. Un livre qui reste toujours d'actualité. 


MA NOTE 5/5




dimanche 1 février 2015

L'unité de Ninni HOLMQVIST

RÉSUMÉ


C'est l'histoire de Dorrit, 50 ans. Elle vit dans l'unité, ce lieu qui rassemble hommes et femmes, célibataires, sans enfants, en quelque sorte sans attache, on les appelle les superflus. En Suède, on a voté démocratiquement ce genre de situation, à partir de 50 ans, ils arrivent à l'unité et sont soumis à des expériences biologiques, puis vient le temps des dons jusqu'au don final, le cœur. Mais en attendant, ils ne manqueront de rien, tous leurs loisirs seront gratuits. 
Ecrit en 2011. 

MON AVIS

J'ai beaucoup aimé ce livre, de science-fiction pour l'instant, la couverture est très belle, visage lisse mais il manque un morceau sur le front, ne serait ce pas le neurone "rébellion", en effet les personnages ne se rebellent pas vraiment. Le livre est fort et poignant du fait du sujet, il pose question, on parle de la vieillesse des superflus et des nécessaires. Les amitiés et les rencontres amoureuses sont très fortes, ils savent qu'ils ont peu de temps à vivre. On solutionne, en quelque sorte, la question de la fin de vie. La fin du livre est apaisante et ce lâcher prise, on aimerait tous l'avoir. 

MA NOTE 5/5



La ronde dans l'unité selon Rembrandt